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LA MALADIE :

 

 

La leucodystrophie métachromatique peut être classée dans divers types de pathologies :

 

-Les maladies génétique : ces maladies sont dues à une mutation dans le code génétique.

 

 

-Les maladies métaboliques : maladies affectant le métabolisme c'est-à-dire la façon dont les cellules de notre corps assimilent les nutriments qui leurs arrivent et les déchets qu’elles retraitent.

 Le métabolisme est l'ensemble des réactions (biochimiques) qui se produisent à l'intérieur d'un organisme vivant s'accompagnant de l'élaboration de certaines substances (anabolisme) ou de la dégradation (destruction), associés à une émission d'énergie(catabolisme). Les maladies métaboliques peuvent être héréditaires ou acquises et sont dues à une perturbation de la synthèse de certaines molécules organiques au moment de l'anabolisme. Généralement ceci est dû à une carence en enzyme (variété de protéine permettant les réactions biologiques normales). Exemples de maladie métabolique : le diabète, la galactosémie congénitale, l'obésité.

La leucodystrophie métachromatique est un désordre dans le métabolisme d'un lipide (sulfatide) ce qui permet de la qualifier, également, de lipidose.

 

-Les maladies lysosomales : ces maladies touchent les lysosomes qui sont des petites vésicules (sacs) qui contiennent les enzymes lysosomales. Les enzymes sont des protéines spécifiques qui activent les réactions qui vont permettre de retraiter les déchets de la cellule, de transformer ou ce synthétiser certaines molécules.

Dans la leucodystrophie métachromatique, l’enzyme lysosomale arylsulfatase A est déficiente.

 

-Les leucodystrophies : ce sont des maladies qui touchent la myéline du système nerveux central (cerveau, moelle épinière)et périphérique (entre la moelle épinière et les muscles, les sens ...).La myéline, qui entoure le nerf, peut être comparée à la gaine d’un fil électrique, si elle est lésée, l’influx nerveux ne passe plus. La myéline du système nerveux central est aussi appelée matière blanche (leuco=blanc en grec).

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Trois formes de la leucodystrophie métachromatique :

 

Selon les estimations la leucodystrophie métachromatique, toutes formes confondues, touche entre 1/50000 et 1/100000 naissances.

La maladie est présente dés la conception, mais les symptômes apparaîtrons de façon plus ou moins tardive suivant les cas.

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Cette pathologie provient, presque toujours, d’une défaillance du gène codant pour (permettant la fabrication de) l’arylsulfatase A (enzyme lysosomale) situe sur le chromosome 22.

Cette enzyme est donc, soit absente, soit insuffisante, soit inefficace.

L’arylsulfatase A (A.R.S.A) est chargée de décomposer certains lipides : les sulfatides.

Ces sulfatides, qui sont un des principaux constituant de la gaine de myéline, vont, en cas de défaut régulation par l’ARSA, s’accumuler de façon excessive.

Cette surcharge va progressivement détruire la myéline dans le système nerveux central et périphérique.

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Dans le cas de Fabrice, il s’agit de la forme infantile tardive, il a développé les premiers symptômes vers l’age de 18 mois.

C’est une démarche hésitante qui nous a poussé à consulter alors un orthopédiste.

Nous avons rapidement été aiguillé vers un neurologue.

Suite à quelques examens un premier diagnostic a été posé : CMT (maladie de Charcot Marie Tooth) il s’agit d’une neuropathie périphérique, d’origine génétique, qui dans la plupart des cas n’entame pas l’espérance de vie et dont la gravité va de la simple gène (fatigabilité, douleurs, difficultés à la marche …) à un handicap lourd (fauteuil roulant, difficultés de préhension …).

Mais la maladie a évolué de façon singulière et Fabrice a perdu la marche, la station debout puis assise.

Malgré notre inquiétude le diagnostic n’était toujours pas revu.

Nous avons alors pris les chose en main afin d’obtenir des examens complémentaires.

C’est à la suite d’une hospitalisation de deux jours en mai 2004, soit un an et demi après la première consultation, que le diagnostic est tombé.

Depuis Fabrice à perdu la parole et presque toute motricité volontaire dans ses membres.

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Les thérapies :

Aujourd’hui, seule la greffe de moelle osseuse peut être tenté.

Pour être efficace, elle doit être effectué avant l’apparition des premiers symptômes.

Cette thérapie, très lourde et risquée, consiste à détruire la moelle osseuse du patient par chimiothérapie avant de lui injecter le "greffon" provenant d’un donneur.

En raison de la quasi impossibilité de trouver un donneur 100% compatible, les risques de rejet sont importants.

La moelle osseuse est aussi le siège de notre système immunitaire, pendant plusieurs semaines le patient reste très vulnérable aux infections et doit vivre sous bulle stérile.

Si la greffe prend, la moelle du donneur va « pousser » et remplacer celle du patient.

La nouvelle moelle pourra  alors commencer à produire des cellules qui vont coloniser le système nerveux central du patient et y produire l’enzyme manquante.

Ce processus prend 18 mois en moyenne et le caractère invasif du traitement tend à accélérer la progression de la maladie pendant ce laps de temps, ce qui explique que ce traitement n'est pas adapté aux malades déjà symptomatiques.

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Au moins trois projets de recherche sont très prometteurs :

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